Rénover lowtech et viser l’autonomie
Habitat résilient, sobriété, solutions passives et systèmes à faible dépendance énergétique
Pourquoi cette formation est différente
- Approche par la performance réelle, pas par la complexité technologique
- Hiérarchie des interventions : enveloppe d’abord, systèmes ensuite
- Solutions passives documentées : puits canadien, terra-plein, géothermie de surface
- Autonomie hydrique abordée : récupération des eaux pluviales, assainissement autonome
- Sources référencées : Réseau Frugalité Heureuse et Créative, RFCP, Envirobat
- Adaptation au bâti existant : contraintes structurelles, réglementaires, financières
Contexte
Face aux crises énergétiques et climatiques, une frange croissante de maîtres d’ouvrage cherche à réduire leur dépendance aux réseaux et aux systèmes complexes. La démarche lowtech en rénovation ne se réduit pas à une idéologie : c’est une méthode rigoureuse d’optimisation des besoins, de choix des matériaux et de dimensionnement des équipements. Cette formation donne les outils pour concevoir et argumenter des stratégies de rénovation résilientes.
À qui s’adresse cette formation
Public cible
- Architectes spécialisés en rénovation
- Maîtres d’œuvre
- AMO
- Maîtres d’ouvrage engagés dans la transition énergétique
Prérequis
Connaissance des bases de la thermique du bâtiment.
Expérience en rénovation appréciée.
Objectifs pédagogiques
À l’issue de cette formation, le participant sera capable de :
- Définir une stratégie de rénovation lowtech adaptée au contexte
- Hiérarchiser les interventions selon leur impact sur la dépendance énergétique
- Dimensionner les solutions passives (puits canadien, géothermie, inertie)
- Évaluer les coûts et retours sur investissement des solutions lowtech
- Argumenter l’approche lowtech auprès des maîtres d’ouvrage
Programme détaillé
- La démarche lowtech : définition, principes, limites et opportunités
- Diagnostic de la dépendance énergétique : identifier les postes à réduire en priorité
- Enveloppe d’abord : isolation, étanchéité à l’air, inertie — les ratios essentiels
- Confort d’hiver passif : optimisation solaire passive, serres bioclimatiques
- Confort d’été passif : protections solaires, ventilation nocturne, inertie — rappel
- Énergie résiliente : photovoltaïque en autoconsommation, stockage, micro-cogénération
- Eau et assainissement : récupération eaux pluviales, phytoépuration, assainissement autonome
- Alimentation et biodiversité : permaculture, compostage, jardins productifs — l’approche systémique
- Évaluation économique : coût global, aides disponibles, financement
- Cas pratique : définir la stratégie lowtech d’une maison individuelle en Occitanie
- QCM final · Feuille de route lowtech
Méthodes pédagogiques
Évaluation des acquis
Attestation de fin de formation remise à chaque participant ayant validé les acquis.
Architecte praticienne et formatrice depuis 20 ans. Spécialisée en rénovation énergétique, écoconstruction et matériaux biosourcés. Co-présidente de l’association nationale Architectes de la Rénovation (ADLR). Chaque contenu est testé sur des projets réels avant d’être transmis.
Supports et ressources remis
- Grille de stratégie lowtech (PDF)
- Ratios de performance par solution
- Fiche dimensionnement puits canadien
- Bibliographie et ressources lowtech
- Feuille de route lowtech personnalisable
- Attestation de fin de formation
Financement et prise en charge
Formation éligible OPCO. Via MAJ avec organismes certifiés Qualiopi.
Devis et convention de formation sous 48h · Attestation de fin de formation incluse
CGV inter · Règlement intérieur · Accessibilité handicap
Questions fréquentes
Quelle est la définition opérationnelle de lowtech dans le bâtiment ?
Une solution sobre en énergie grise à la fabrication, réparable localement, durable dans le temps et sans dépendance à des composants rares. Ce n’est pas un retour en arrière mais une hiérarchie des interventions qui limite la complexité des systèmes.
Comment hiérarchiser les interventions dans une stratégie lowtech ?
Enveloppe d’abord (isolation, étanchéité à l’air, inertie), systèmes ensuite (chauffage, ventilation), production d’énergie en dernier. Chaque couche résout des problèmes que la suivante n’aurait pas à traiter.
Le puits canadien est-il adapté à toutes les configurations ?
Non. Il nécessite une emprise de terrain, l’absence de nappes phréatiques superficielles et un sol stable. La formation enseigne les critères d’éligibilité et le dimensionnement selon les données BRGM.
Cette formation aborde-t-elle l’autonomie en eau ?
Oui. La récupération des eaux pluviales et les systèmes d’assainissement autonome (phytoépuration, filtres plantés) sont traités dans la partie autonomie.
La démarche lowtech est-elle compatible avec les exigences RE2020 ?
Oui. Les solutions passives enseignées (isolation performante, étanchéité à l’air, inertie thermique) sont au cœur de la RE2020. La formation montre comment atteindre les niveaux RE2020 avec une approche prioritairement passive.
